Porter l'eau

Pour la cinquème édition de sa résidence de création, le musée invite l'artiste Jamila Wallentin pour un temps d'immersion de 6 mois en vue d'une exposition qui se tiendra du 23 novembre 2026 au 14 mars 2027 dans la salle des Plaques.

Porter l’eau, explore et questionne nos rapports à la ressource eau, à travers une plongée dans les Archives de la Planète et un questionnement contemporain : qui porte l’eau aujourd’hui ?

L’installation présentée dans la salle des Plaques est une réinterprétation sculpturale d’un dispositif de portage, la palanche. Les sculptures sont accompagnées d’une sélection d’images issues des collections du musée et d’une vidéo de l’activation des pièces sculpturales par deux danseuses du collectif V.I.D.D.A.

La résidence porte une attention renouvelée aux gestes liés au portage de l’eau et à la préciosité de la ressource. Elle soulève des enjeux sociaux et écologiques, notamment sa raréfaction et les inégalités d’accès à l’eau.

Jamila Wallentin

Artiste plasticienne, née en 1991 dans les Vosges, Jamila Wallentin vit et travaille à Paris. Formée au design textile, puis à l’archéologie et à l’histoire de l’art, elle développe un travail centré sur les objets, envisagés comme des lieux de relations et de récits. Diplômée en 2018, après des études à la Haute École des Arts du Rhin et à l’Akademie der Bildenden Künste de Nuremberg, elle s’intéresse aux formes issues des usages et aux gestes qui les produisent.

Le point de départ du projet de Jamila Wallentin s’attache à un geste ordinaire, porter l’eau, qui refuse l’exploit ou la virtuosité. Il est anti-performance et pourtant geste de vie. Le projet cherche à opérer un déplacement : une problématique collective et abstraite qui devient une charge intime. Au fil de l’enquête, le regard de Jamila Wallentin s’est élargi vers d’autres formes de portage observées dans des contextes culturels et géographiques variés.

Travailler au sein des Archives de la Planète permet à l’artiste d’ouvrir cette recherche à d’autres territoires, de l’Indonésie à l’Inde, de l’Italie à l’Indochine ou à la Serbie, et de mettre en regard les formes déjà étudiées avec des gestes, des outils et des visages issus d’autres contextes