Albert-Kahn, musée et jardin départementaux: Village japonais

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Village japonais

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Jardin de formes et d'harmonies


Dans le cadre de la rénovation des fabriques japonaises, la village japonais n'est plus accessible au public.

Veuillez-nous excuser pour la gêne occasionnée.    

Un village, composé d’un pavillon de thé et de deux maisons traditionnelles, transporte le promeneur dans cette partie de l’Asie chère à Albert Kahn. Il a été restauré en 1989, dans le respect de son esprit d’origine, d’après les autochromes prises entre 1910 et 1930.

Le jardin japonais est un jardin de formes, où chaque végétal a sa place et dans lequel le vide participe à la composition de l’espace. La recherche de contrastes renforce la mise en scène esthétique du paysage. Les roches et les végétaux sont harmonieusement répartis pour reconstituer un paysage nippon.

Les petites dimensions du village lui confèrent une intimité certaine : au premier plan, les arbustes sont mis en valeur par la taille. Éparpillés dans le jardin, des végétaux sont modelés à l’image de la pierre.

Une « mer de mousse », des « îles de rochers », une « cascade d’azalées » : les végétaux et les minéraux sont autant de possibilités artistiques et symboliques pour représenter en miniature le paysage japonais. L’art de figurer l’eau par des minéraux (sable, gravier ou petits cailloux) est un des principes les plus remarquables du jardin japonais.

Composition du paysage


Le paysage varie sensiblement selon les saisons grâce à la diversité des essences : au printemps, les pommiers et les pruniers à fleurs du Japon colorent le décor d’un blanc rosé. Les érables à feuilles pourpres offrent quant à eux un rouge orangé éclatant en automne. Éparpillées dans le jardin, des azalées sont taillées à l’image de la pierre. La pelouse est agrémentée de fougères (amatrices d’ombre et d’humidité) et d’une plante tapissante appelée « helxine ».

Au sud du village, se découvrent deux maisons japonaises et au nord un pavillon de thé.

Autour de la maison de thé, la montagne est suggérée : peu de floraison mais des gravillons blancs, une végétation haute, un torrent tumultueux. La taille imposante des conifères et des bambous compose une clôture naturelle qui procure  une atmosphère intime, propice à la méditation.

L’exotisme du décor suscite un sentiment de dépaysement total. Pour parfaire la mise en scène paysagère, divers ornements sont parsemés dans l’espace : des lanternes de bronze et de pierre dont certaines ont été offertes par la famille princière Kitashirakawa, très proche d’Albert Kahn ; un « lion de Chine » qui, à l’origine, protège l’entrée des temples des mauvais esprits ; une petite pagode de pierre décorative (tô-tôrô) dont les 5 étages symbolisent les 5 éléments de l’univers bouddhique : la terre, l’eau, le feu, le vent et le ciel ; des bonsaïs en pots.

Cérémonie du thé

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

Intérieur maison japonaise

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

Le village japonais ensoleillé

© CG92/Pierre-Jean GRUJARD

Vue d'ensemble

© CG92/Musée Albert-Kahn/Ronan GUINEE

Vue intérieure de la maison japonaise

© CG92/Musée Albert-Kahn/Ronan GUINEE

Allée de pierre

© CG92/Musée Albert-Kahn/Bénédicte de CHANGY

Un shôji ouvert sur le jardin

© CG92/Musée Albert-Kahn/Bénédicte de CHANGY

Au lever du jour

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

Au printemps

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

Rosée du matin

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

Maison japonaise

© CG92/Olivier RAVOIRE

Maison japonaise

© CG92/Olivier RAVOIRE

Porte menant du jardin anglais au village japonais

© CG92/Pierre-Jean GRUJARD

Vue lointaine de la maison japonaise

© CG92/Pierre-Jean GRUJARD

Vue latérale de la maison japonaise

© CG92/Pierre-Jean GRUJARD

Le lion de Chine

© CG92/Pierre-Jean GRUJARD

Sculpture en tuile japonaise

© CG92/Musée Albert-Kahn/Bénédicte de CHANGY

Neige et soleil

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

Premiers rayons de soleil sur la neige

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

Le village japonais en hiver

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

Impressions d'hiver

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

Le lion de chine sous la neige

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

Le vilage japonais sous la neige

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

Maison japonaise

© CG92/Olivier RAVOIRE

Interieur de la maison japonaise

© CG92/Olivier RAVOIRE

La maison japonaise orientale

© CG92/Pierre-Jean GRUJARD


Aujourd’hui, l’ensemble des arbres miniaturisés réunis par Albert Kahn a disparu, cependant, la Direction des Parcs, Jardins et Paysages du département des Hauts-de-Seine a fait l’acquisition en 2006 de trois bonsaïs disposés autour de la maison de thé. Un pin, un érable et une azalée - âgés respectivement de 154, 76 et 51 ans - évoquent ainsi de manière symbolique la riche collection constituée par Albert Kahn au début du XXe siècle.

Les deux maisons japonaises


Au sud du village, se découvrent deux maisons d’habitation japonaises. Construites sur pilotis, elles sont en bois et en papier de riz. À l’origine, elles étaient couvertes de chaume, comme c’était encore la tradition au Japon au XIXe siècle. La maison principale  est la celle située côté est ; l’autre peut être considérée comme une annexe.

Elles peuvent être fabriquées en quelques jours. Elles ont été montées dans leur pays d’origine, démontées pour le transport puis remontées dans le jardin d’Albert Kahn par un charpentier et un maçon japonais. Constructions d’exposition, elles n’ont jamais été habitées. Entourées d’une collection de végétaux en pot, elles complètent le village.

Leurs portes coulissantes (« shoji ») et leurs fenêtres placées à hauteur du regard offrent un panorama direct sur le jardin. Assis en tailleur sur un « tatami » (tapis de paille compressée), l’hôte et ses invités contemplent le paysage, conçu comme une succession de tableaux mouvants à regarder depuis l’intérieur de la maison. Entourant le pavillon occidental, une plate-forme (« engawa ») permet de s’assoire à la belle saison.

À l’intérieur, les pièces sont à usage multiple : réception, salle à manger ou chambre. Le mobilier est rare et, dans le « tokonoma » (alcôve), on dispose les bibelots, le « kakemono » (peinture verticale) et « l’ikebana » (composition florale).

  

 

Le pavillon de thé


Au nord du village japonais, s’élève un pavillon de thé.

Une première maison en chaume était située sur un terrain légèrement surélevé. Il est possible que cette colline fut élevée pour évoquer les pavillons de thé au Japon, figurant des ermitages de montagne. De petite dimension, cette « cabane » imitait alors le style miniature d’une maison de thé traditionnelle, destiné à limiter le nombre d’hôtes. Devenue trop vétuste, elle a été remplacée en 1966 par un pavillon plus grand offert par l’école Urasenke de Kyôto.

Au Japon, le jardin de thé (« roji ») prépare à la cérémonie. L'ensemble est perçu comme un pèlerinage vers un lieu écarté de la civilisation et vise à se rapprocher de la nature. À l’entrée du « roji » d’Albert Kahn, un « tsukubai » (pierre creusée et alimentée en eau par un tube en bambou) sert à se purifier les mains et la bouche avant la cérémonie. Une louche est utilisée pour les ablutions.

La cérémonie de thé

La cérémonie de thé japonaise représente un grand moment de sociabilité. Au Japon, elle peut durer toute une journée. À la contemplation du jardin succède la cérémonie du thé proprement dite, puis viennent les échanges philosophiques, l'évocation des poètes anciens et les improvisations de Haïku, forme très prisée de la poésie japonaise.

D’avril à juin et en septembre, les mardis et dimanches, un maître formé à l’École Urasenke de Kyoto propose des cérémonies de thé dans le pavillon dédié.

Veuillez trouver ci-dessous les dates pour 2014.
Inscription à l’accueil du musée  : accueilmak@cg92.fr ou 01 55 19 28 00.

Toutes les cérémonies ont lieu le matin à 11h. 

Dimanche 13 avril - Mardi 22 avril

Dimanche 18 mai - Mardi 20 mai

Mardi 3 juin - Dimanche 15 juin

Mardi 9 septembre - Dimanche 14 septembre 

Le village japonais à l'époque d'Albert Kahn


Du temps d’Albert Kahn, les maisons d’habitation étaient entourées d’une collection de porcelaines japonaises et chinoises, protégeant des plantes éphémères (prunus, chrysanthèmes ou glycines). Nous savons, grâce au carnet de voyage d’Albert Dutertre, que le banquier achète des poteries au Japon pour décorer son jardin : « Jeudi 7 [janvier 1909] – […] [A Tokyo], achats de poteries japonaises pour le jardin de M. Kahn. […] ».

Du vivant du propriétaire, des éléments inspirés de ses visites dans les sites sacrés du Japon ponctuaient également la promenade.

Une pagode de cinq étages a ainsi été construite dans ce village, entre la laiterie normande et les maisons japonaises. Ce temple, dont les cinq étages symbolisent les cinq éléments de l’univers bouddhique (la terre, l’eau, le feu, le vent et le ciel) rompt alors avec le caractère profane de cette partie du jardin japonais, mais son bois ocre et l’ambiance chaude qu’il crée, s’accordent parfaitement aux couleurs automnales des érables rouges miniatures disposés tout autour. Malheureusement, ce bâtiment a disparu dans un incendie en 1952.

Dans le cadre des travaux de rénovation du site, la reconstruction de cette pagode est prévue.

Un torii dans le jardin japonais.

Autochrome (inv. B 2 298 XS)
© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

Une maison japonaise, 14 mai 1915.

Autochrome Auguste Léon (inv. B 480)
© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

Intérieur d'une maison japonaise,1925.

Autochrome Roger Dumas (inv. B 1 673)
© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

La pagode, avril 1914.

Autochrome Auguste Léon (inv. B 385)
© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

Une porte japonaise, 27 mai 1915.

Autochrome Georges Chevalier (inv. B 354)
© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

La cabane de thé du jardin japonais, 24 octobre 1913.

Autochrome Auguste Léon (inv. B 283 X)
© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

La façade de temple japonais, avril 1912.

Autochrome Auguste Léon (inv. B 133)
© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

En hiver


Neige et soleil

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

Premiers rayons de soleil sur la neige

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

Le village japonais en hiver

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

Impressions d'hiver

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

Le lion de chine sous la neige

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

Le vilage japonais sous la neige

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

 


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