Albert-Kahn, musée et jardin départementaux: Jardin français

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Le Jardin Français et le verger-roseraie

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Hommage au classicisme du 17ème siècle


En 1895, Albert Kahn fait appel aux prestigieux paysagistes Henri et Achille Duchêne pour créer une toute première scène : celle du jardin français et du verger-roseraie. Cet ensemble, comme toutes les œuvres des deux célèbres créateurs, est un hommage au classicisme du XVIIe siècle dans le jardin français et à l’art du jardin de la Renaissance dans la roseraie.

 

La roseraie

 © CG92/Pierre-Jean GRUJARD

La serre vue de la roseraie

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

Le jardin français


La scène régulière d’Albert Kahn s’étend devant la serre. L’aspect monumental de ce bâtiment remarquable est ainsi mis en valeur. La serre ouvre sur une pelouse rectangulaire, régulièrement tondue pour obtenir une étendue homogène et rase. Autour, quatre plates-bandes sont plantées de fleurs saisonnières et encadrées d’une bordure de gazon. L’ensemble, à l’image du jardin initial, doit rester monochrome, mais les espèces varient : du printemps à l’automne, les floraisons des pensées, des jacinthes, des myosotis et des tulipes se succèdent.


Afin d’accentuer encore la régularité de l’architecture, deux rangées d’arbres sont taillées en rideaux : des tilleuls et des marronniers conjuguent ici leurs qualités ornementales et procurent un ombrage très apprécié à la belle saison. Deux perrons de pierre ouvrent, l’un sur le jardin anglais et l’autre sur le jardin japonais.
Tous les éléments de cette « pièce » de verdure présentent les caractéristiques du jardin classique à la française. Géométrie des formes et symétrie des traits la composent.

Au lever du jour

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

Interieur de la serre

© CG92/Musée Albert-Kahn/Bénédicte de CHANGY

Interieur de la serre

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

L'allée des roses

© CG92/Musée Albert-Kahn/Pascal BEDEK

La roseraie

© CG92/Musée Albert-Kahn/Bénédicte de CHANGY

La roseraie

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

La roseraie

© CG92/Musée Albert-Kahn/Pascal BEDEK

La roseraie

© CG92/Pierre-Jean GRUJARD

La roseraie

La roseraie en été

© CG92/Musée Albert-Kahn/Pascal BEDEK

La serre

© CG92/Pierre-Jean GRUJARD

La serre à la tombée de la nuit

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

La serre au printemps

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

La serre en automne

© CG92/Musée Albert-Kahn/Pascal BEDEK

La serre en été

© CG92/Musée Albert-Kahn/Pascal BEDEK

La serre vue de la roseraie

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

La serre vue de la roseraie

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

La serre vue du ciel

© CG92/Olivier RAVOIRE

Le serre après l'orage

© CG92/Musée Albert-Kahn/Pascal BEDEK

Le verger-roseraie

© CG92/Musée Albert-Kahn/Lionel BARD

Le verger-roseraie

© CG92/Willy LABRE

Parterre de fleurs

© CG92/Musée Albert-Kahn/Pascal BEDEK

Une allée fleurie

© CG92/Musée Albert-Kahn/Pascal BEDEK

Le verger-roseraie


Une autre scène complète cet espace : un verger-roseraie, qui allie jardin d’utilité et jardin d’agrément.

Il s’ordonne autour d’une allée centrale gravillonnée, dont le tracé rectiligne est ponctué de ronds-points. De part et d’autre de ces escales à la promenade, la symétrie des végétaux est parfaite. Au plus proche du jardin français, les pommiers et les poiriers du jardin fruitier sont taillés selon des techniques diverses et présentent un dessin aux contours très géométriques. Tout un échantillonnage de formes fruitières y est ainsi représenté : les chandeliers, les sphères et les pyramides laissent apprécier leurs volumes; tandis que les espaliers - ou « palmettes » - figurent des formes plates, tantôt obliques, tantôt horizontales. Dans la partie la plus éloignée du jardin français, le dessin plus libre des arbres fruitiers imite un verger de plein vent.

Chaque détail compte : alors que le gazon est tondu très ras sur le tapis du jardin français, l’herbe est maintenue assez haute dans le verger et laisse apparaître au printemps une prairie de boutons d’or et de pâquerettes.

 L'allée des roses, juillet 1913.
 Autochrome Auguste Léon (inv. B 309)
© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

 

 

 

 

En été, ce jardin d’utilité se fait roseraie. Essentiellement composée de rosiers sarmenteux (espèce la plus favorable à l’ornementation des arceaux et des treillages), la roseraie d’Albert-Kahn compose une tonnelle ombragée, propice à la promenade et à la méditation. Dès le mois de juin, la métamorphose y est saisissante et féerique : les troncs et les branches des arbres sont recouverts de ces espèces grimpantes et se transforment en véritables buissons de roses. Les dégradés de couleurs, la diversité des senteurs et l’abondance des fleurs renforcent la magie de cette scène. Une promenade sous la galerie de roses « Dorothy Perkins », « Excelsa » ou « American Pillar » promet un adoucissement des pensées ainsi que des échanges harmonieux entre les invités d’Albert Kahn

Dans cette composition, on note l’influence anglo-saxonne de mêler rosiers sarmenteux et branches de fruitier, une mode née en Angleterre à la fin du XIXe siècle.

La serre


La scène régulière d’Albert Kahn ne s’étend pas devant son hôtel particulier, comme le voudrait la conception traditionnelle du jardin français, mais devant cette serre. L’aspect monumental de ce bâtiment remarquable est ainsi mis en valeur.

Magnifique ouvrage de ferronnerie de la fin du XIXe siècle, il est doublé à l’intérieur d’une élégante architecture de treillage peint en blanc orné d’appliques en forme de cornes d’abondance. Trois coupoles superposées d’une admirable finesse dominent l’ensemble. Un escalier permet d’accéder aux terrasses qui flanquent, à gauche et à droite, le corps central. Aux rosiers sur pylônes du rez-de-chaussée répondent les rosiers grimpants des terrasses.
Il protège du froid des plantes exotiques, telles que le « frangipanier » ou le « pin de Norfolk ». L’atmosphère tropicale est soulignée par la luxuriance des feuillages et des fleurs.
Il existait également deux serres en dos d’âne placées de chaque côté, supprimées vers 1914. Des autochromes montrent que des chrysanthèmes étaient cultivés dans les deux ailes de ce jardin d’hiver.

À l’époque d’Albert Kahn, derrière la serre, trois bâtiments, dont deux ont aujourd’hui disparu, sont destinés à l’entretien des jardins : ils servent alors d’entrepôts pour l’outillage horticole ainsi que de logements pour les jardiniers. L’arrière de la serre est également une cour réservée aux pourrissoirs à feuilles et aux composts. Certaines années, une cour de service située rue des Abondances (est du jardin) sert de « carré de culture ». Les bâtiments sont occupés par des rempotoirs, les sols par des châssis et des abris vitrés permettant aux jardiniers de préparer leurs boutures. C’est également là que les horticulteurs disposent d’un dépôt de terre.

 Parterres de broderies dans le jardin français, 1910.
Autochrome Auguste Léon (inv. B 35)

© Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

Henri et Achille Duchêne


Dans les années 1895, la réputation des architectes paysagistes Duchêne père et fils est déjà bien acquise. Henri, le père, né en 1841, commence sa carrière au service des Parcs et promenades de la ville de Paris, puis crée son cabinet privé en 1877. Il y associe son fils Achille dès son plus jeune âge.

La haute aristocratie parisienne constitue l’essentiel de leur clientèle. Le style à la mode, en cette « Belle Époque », s’inspire de l’Ancien Régime : on restaure ou on construit de toutes pièces des hôtels particuliers, des châteaux Louis XIV, Louis XV ou Louis XVI. Pour servir d’écrin à cette architecture, il faut des jardins au tracé régulier, dits « à la Française ». Les Duchêne en font leur spécialité : ils restaurent les grands parcs de Le Nôtre : Vaux-le-Vicomte, Champs-sur-Marne, Breteuil.

Après la mort de son père en 1901, Achille Duchêne poursuit les travaux engagés. Sa notoriété lui vaut des commandes en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis. Grâce à son talent de créateur, ses réalisations, parfois grandioses, ne sont jamais des pastiches mais une nouvelle interprétation d’un style dont il a une parfaite connaissance. Dans un ouvrage futuriste intitulé les jardins de l’avenir, il fait preuve d’une imagination de visionnaire. Certains de ses contemporains voudront en faire une figure emblématique du Génie Français et le surnomment le « Le Nôtre du XXe siècle ». Mais s’il reste très attaché dans ses œuvres au style régulier, il n’en reste pas moins ouvert aux autres formes d’expression, et sait s’adapter, après la Première Guerre Mondiale, aux modes de vie plus simples. L’essentiel pour un jardin est pour lui d’être en accord avec l’architecture de la demeure et le site dans lequel il s’inscrit.

Achille Duchêne, paysagiste qui a conçu le jardin français, 1925
Autochrome Georges Chevalier (inv. A 45 290)
©Musée Albert-Kahn - Département des Hauts-de-Seine

Au fil des saisons


En hiver

La roseraie

©CG92/Willy LABRE

La serre

©CG92/Willy LABRE

Bancs devant la roseraie

©CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

La serre

© CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

La roseraie

©CG92/Willy LABRE

La serre

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

La serre au lever du jour

© CG92/Musée Albert-Kahn/Vladimir PRONIER

La roseraie

©CG92/Willy LABRE

La roseraie

©CG/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

La roseraie

©CG92/Musée Albert-Kahn/Philippe PLANCHON

En automne

Une allée    soleil automnale

Feuilles d'automne

 © CG92/Willy LABRE


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